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13 janvier 2010

Un plan peut faire la différence :
Bowling for Columbine

 
PRISE : 027
FILM : Bowling for Columbine
DATE : 13/01/2010
AUTEUR : O'Brian

Le film sélectionné aujourd'hui est aussi fort que drôle.

Il comporte du réel, de la fiction, du dessin animé et a mis en lumière son charismatique réalisateur à l’allure beauf, sa grande gueule et ses méthodes parfois contestables.

Auréolé d’un Oscar, ce dernier poussa la polémique jusqu’à se faire censurer son discours lors de la prestigieuse cérémonie.

Je veux évidemment parler de :


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Bowling for Columbine est un documentaire pamphlétaire datant de 2002, écrit et réalisé par Michael Moore et avec Michael Moore, George W. Bush, Charlton Heston et Marilyn Manson.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce film, voici un lien vers sa fiche IMDB : Bowling for Columbine (IMDB)


Pour moi, Bowling for Columbine est le meilleur des films de Michael Moore que j’ai eu l’occasion de visionner. Il sait allier le divertissement à l’information, est blindé d’idées narratives et développe en profondeur un sujet délicat sans prendre de gants.


Mais parmi toutes ces très bonnes choses se cache un moment très critiquable. Un passage durant lequel Michael Moore va un cran trop loin dans sa méthode de travail. Une scène où il alterne, via un montage classique « Champ / Contrechamp », des images documentaires et des images fictionnelles… le tout sans laisser au spectateur la possibilité de s’en rendre compte.


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9 décembre 2009

Un plan peut faire la différence :
Aliens

 
PRISE : 026
FILM : Aliens
DATE : 09 décembre 2009
AUTEUR : O'Brian

Le film sélectionné aujourd’hui reste, 23 ans après sa sortie et malgré les avancées technologiques en matière d’ effets spéciaux, le meilleur film de Space Marines jamais réalisé.

Une preuve de plus, s’il en était besoin, de l’importance du scénario et de la réalisation (plus largement, de la narration) sur la technique pure et simple…


Mais attention, la donne risque de changer très vite. Un autre film ayant pour personnages principaux des Space Marines va bientôt sortir dans le monde entier… et il est extrêmement prometteur (je croise les doigts et le reste : s’il vous plait faites qu’il soit vraiment bon !!!!!!!) !!

Son titre : Avatar.


Honte à tous les réalisateurs américain de SF des deux dernières décennies ; l’auteur de ces deux films, en plus d’être canadien, est le même : l’indétrônable James Cameron.

He’s back pour mettre une claque à tout le monde… y compris à lui-même ! En guise de piqûre de rappel, il a même réembauché à bort de son Avatar l’actrice principale du film dont je vais vous parler aujourd’ hui.


Il s’agit évidement de :


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Aliens (ou Alien, le retour dans la langue des mecs qui ne prononcent pas les « S ») est un film d’action-science-fiction datant de 1986, réalisé par James Cameron sur un scénario de James Cameron d’après une histoire de James Cameron, David Giler et Walter Hill et des personnages créés par Dan O'Bannon et Ronald Shusett et avec Sigourney Weaver, Carrie Henn, Michael Biehn, Lance Henriksen, Paul Reiser et Bill Paxton devant la caméra.


Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce film, voici un lien vers sa fiche IMDB : Aliens (IMDB)


Question : Connaissez-vous la différence entre une Version Longue et une Version Courte ?


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18 novembre 2009

Un plan peut faire la différence :
Lawrence d'Arabie

 
PRISE : 025
FILM : Lawrence d'Arabie
DATE : 18 Novembre 2009
AUTEUR : O'Brian

Le film sélectionné cette fois-ci est considéré, à raison, comme l’un des chefs-d’œuvre du 7eme art. Visuel sublime, narration intéressante, personnage complexe, décors majestueux, musique exceptionnelle, etc. il fut d’ailleurs classé 5eme dans le Cliquez pour le découvrirTop 100 de l'American Film Institute datant de 1998… et mérite sa place.

Superproduction d’aventure épique ET drame intimiste (mélange a priori improbable), ce monument relatant des évènements ayant eu lieu durant la première guerre mondiale, nous entraîne dans une incroyable traversée du désert.

Je veux évidemment parler de…


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Lawrence of Arabia (Lawrence d’Arabie en VF) est un drame d’aventure introspectif datant de 1962, réalisé par David Lean d’après un scénario de Robert Bolt et Michael Wilson (validé en 1995 pour cause de blacksitage) d’après les écrits de T.E. Lawrence et avec Peter O'Toole, Alec Guinness, Anthony Quinn et Omar Sharif.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce film, voici un lien vers sa fiche IMDB : Lawrence d’Arabie (IMDB)


Aujourd’hui, ce n’est pas le fond qui m’intéresse mais bien la forme (quoi que…). Effectivement, le « plan faisant la différence » servant de fil rouge à cet article est d’une nature "physique" différente de tous les autres plans du film.

Comment cela est-il possible ?

Pour vous aider à réfléchir à cette devinette, le voici :


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Avant de donner la réponse, je vais vous laisser mijoter un peu en parlant un minimum du film…


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29 juillet 2009

Un plan peut faire la différence :
I, Robot

PRISE : 024
FILM : I, Robot
DATE : 29 juillet 2009
AUTEUR : O'Brian

Le film sélectionné cette fois-ci gagne un pari difficile : être un blockbuster américain de SF grand public bien friqué mais tout de même réussi.
Il parle de vieux robots, de nouveaux robots, de robots méchants en fait gentils et de robots gentils en fait méchants… mais heureusement, Will Smith est là pour botter des culs et régler les bugs.
Je veux évidemment parler de…

I, Robot Affiche
Cliquez pour agrandir

I, Robot est un film d’action science fiction datant de 2004, réalisé par Alex Proyas d’après un scénario de Jeff Vintar et Akiva Goldsman (d’après une nouvelle de Isaac Asimov) et avec Will Smith, Bridget Moynahan, Alan Tudyk et James Cromwell.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce film, voici un lien vers sa fiche IMDB : I, Robot (IMDB)
Je trouve qu’I, Robot est un bon film, notamment pour la réalisation dynamique d’Alex Proyas et certaines questions soulevées (attention spoiler en Invisiotext) :
Le « méchant » du film, un ordinateur, exécute son plan diabolique uniquement pour respecter au mieux un ordre de ses programmeurs. Dans un sens, il le fait pour « le bien » des hommes.
Le rapport avec Bush (parce que le film est américain mais s’il était français je citerais volontiers notre cher président Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa) et son flicage de la population est visible : pour vivre heureux, vivons ultra protégés, privé de nos droits fondamentaux, etc.

Malgré cela, certains passages se voulant « grand public » abaisse le niveau. Par exemple :
  • l’insertion du personnage de Shia LaBeouf joué par Shia LaBeouf (le jeu de cette nouvelle star imposée par les studios est actuellement si varié qu’il donne l’impression, de film en film, de jouer toujours le même rôle.),
  • un refus du progrès via le personnage interprété par Will Smith un peu trop grossier par moments,
  • les placements pubs hyper trop visibles pour « Converse » et, dans une moindre mesure, « Audi »,
  • certains dialogues flirtant avec le « bon sens catho » et donc forcément casse-burnes,
  • l’insupportable mère de Will Smith.

Mais ceci n’a que peu de rapport avec le véritable sujet de cet article puisque j’utilise ce film pour vous parler de Champ / Contrechamp.

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20 mai 2009

Un plan peut faire la différence : Terminator

 
PRISE : 023
FILM : Terminator
DATE : 20 mai 2009
AUTEUR : O'Brian

Certains films, en plus de créer des personnages et un « univers », engendrent une véritable mythologie et deviennent des références. Dès lors, un simple mot sorti lors d’une conversation cinématographique renverra généralement les participants à l’œuvre en question.


Sur le mot « Espace » par exemple, Star Wars règne en maître depuis trois décennies (même si j’entends certains cinéphiles crier « 2001 » ou deux trois geeks se branlant la nouille en pyjama « Star Trek »).

Dans un même ordre d’idée, « Anneau » risque fortement d’être accompagné de « Seigneur » (et vice versa d’ailleurs).

Dans une moindre mesure, si le mot « pirate » va coller quelques temps à Johnny Depp et aux Caraïbes, « Magicien » risque fortement de rimer avec Harry Potter


Mais le mot « Cyborg » entraînera probablement la conversation sur un autre film…

Je veux bien sûr parler de :


Terminator Affiche

The Terminator (ou juste Terminator en VF) est un film de science fiction datant de 1984, réalisé par James Cameron sur un scénario de James Cameron et Gale Anne Hurd (avec la participation de William Wisher Jr. et Harlan Ellison) et avec Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton et Michael Biehn.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce film, voici un lien vers sa fiche IMDB : The Terminator (IMDB)


Le plan faisant la différence sélectionné pour cet article est d’une nature singulière : contrairement aux autres, il n’a pas été engendré par le film mais a engendré le film


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8 avril 2009

Un plan peut faire la différence :
SE7EN

 
PRISE : 022
FILM : SE7EN
DATE : 8 avril 2009
AUTEUR : O'Brian

Le chef d’œuvre ultime sélectionné cette semaine est un film charnière pour moi. En sortant de la salle le jour de sa sortie, je n’étais plus le même.

Ce fut l’incident déclencheur de ma passion pour l’écriture scénaristique, et si un jour j’arrive à quelque chose dans cette voie, je lui en serais redevable.

Mais je ne vais pas polluer cet article avec mes petits questionnements personnels.

Je veux évidemment (pour ceux qui me connaissent un peu) vous parler de :


SE7EN Affiche
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SE7EN (avec un 7 à la place du V s’il vous plait) est un film de serial killer réalisé en 1995 par David Fincher, magnifiquement mis en lumière par Darius Khondji, d'après un scénario d'Andrew Kevin Walker et avec Morgan Freeman, Brad Pitt, Gwyneth Paltrow et (voir générique de fin du film… et de l’article.).


Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce film et qui voudraient en savoir plus, voici un lien vers sa fiche IMDB : SE7EN (IMDB)



ATTENTION : Si vous n’avez pas eu la chance de voir ce chef d’oeuvre, je vous conseille d’arrêter immédiatement la lecture de cet article… et accessoirement combler cette lacune cinématographique.


Le plan dont je vais vous parler est si court que la grande majorité d’entre vous ne l’a pas vu passer.

Une autre partie ne se souvient pas l’avoir vu mais s’en rappelle quand même.

Les plus attentifs l’ont capté.

Les furieux se sont repassés la scène image par image pour réussir à le voir.


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4 mars 2009

Un plan peut faire la différence : Psychose

 
PRISE : 021
FILM : Psychose
DATE : 4 mars 2009
AUTEUR : O'Brian

Le film sélectionné cette semaine a rendu une bonne partie de la population crado… effrayée à l’idée de prendre une simple douche.

Je veux évidemment parler de :


Psychose Affiche

Psycho (ou Psychose dans la langue de François Truffaut) est un thriller datant de 1960, réalisé par Alfred Hitchcock sur un scénario de Joseph Stefano d’après la nouvelle de Robert Bloch et avec Janet Leigh, Anthony Perkins et Vera Miles.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce film, voici un lien vers sa fiche IMDB : Psychose (IMDB)


Ça y est.

On y est.

Je suis fait.


C’est aujourd’hui que je passe officiellement pour un gros mauvais devant tous les cinéphiles tombant plus ou moins accidentellement sur ce blog.

Bah ouais, je sais, ça devait arriver un jour où l’autre.


Il y a énormément de très bons plans dans ce film et je ne pense pas que l’un d’eux fasse réellement la différence par rapport aux autres. Mais il y en a tout de même un qui continue de me titiller vision après vision.


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25 février 2009

Un plan peut faire la différence : Transformers 2

 
PRISE : 020
FILM : Transformers : Revenge of the Fallen
DATE : 25 février 2009
AUTEUR : O'Brian

Cette semaine ce n’est pas un film mais une bande annonce de film qui est sélectionnée !

Une BA ouais, mais pas n’importe laquelle puisqu’elle annonce la venue d’un film réalisé par un agriculteur haut de gamme, spécialiste du navet transgénique, le grand, le magnifique, le cocaïné :


Michael Fucking Bay

Je veux évidemment parler de la suite de son dernier nanar trois étoiles, le très attendu des fans de boom bomm vroom vroom :


Transformers 2 Affiche
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Transformers : Revenge of the Fallen (ou « Transformers : La revanche » dans la langue approximative de Chia la Bouffe) est une bande annonce datant de 2009, réalisée par Lien vers un autre chef d’œuvre du maîtreMichael Bay sur un scénario de Ehren Kruger, Roberto Orci et Alex Kurtzman et avec Megan Fox, Shia LaBeouf et Rainn Wilson.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce futur film, voici un lien vers sa fiche IMDB : Transformers : Revenge of the fallen (IMDB)


Un film est une réinterprétation, plus où moins proche mais jamais exacte, de la réalité.

Les auteurs utilisent le cadrage et le montage pour nous présenter un morceau de réalité propre à leur œuvre, donc subjectif et forcément décalé du réel.


La réorganisation géographique d’un espace existant réellement est une constante depuis longtemps acceptée de tous… (enfin, surtout par ceux ne connaissant pas les lieux « réorganisés » par cœur.)


Souvent c’est dans une séquence, par exemple une poursuite.


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28 janvier 2009

Un plan peut faire la différence :
The Sixth sense

 
PRISE : 19
FILM : The Sixth sense
DATE : 28 janvier 2009
AUTEUR : bpfeuty

Cette semaine, je vais vous parler d'un plan tiré d'un film ayant surpris une grande partie du très nombreux public qui est allé le voir. Il s'agit de :


The Sixth sense - affiche

Sixième Sens (ou The Sixth Sense dans la langue d'Cliquez pour savoir qui c’est…Allison DuBois) est un drame fantastique écrit et réalisé par le prometteur mais trop souvent décevant M. Night Shyamalan en 1999 avec Bruce Willis et Haley Joel Osment.

Pour ceux qui ne connaitraient pas ce film, voici un lien vers sa fiche IMDB : Cliquez pour aller sous IMDBSixième Sens (IMDB)


M. Night Shyamalan fait des films d'auteur, au sens le plus orthodoxe du terme. En effet, il écrit et réalise seul chacun de ses métrages et en assume tous les choix artistiques jusqu'au bout. Pour autant, ses films ne sont pas élitistes et ont toujours su attirer un nombre de spectateurs relativement conséquent.


C'est un réalisateur ayant un style facile à reconnaître : il utilise une intrigue fantastique comme canevas pour (dé)tisser les liens entre des personnages souvent complexes et profonds. Dans le club fermé des "réalisateurs qui donnent toujours envie de voir leurs films malgré de nombreuses déceptions", il est l'opposé exact de Michael Bay qui privilégie plutôt le spectaculaire et l'action là où Shyamalan préfère installer avant tout des personnages et une intrigue souvent intimiste mais universelle.


M. Night Shyamalan peut même être un excellent scénariste et réalisateur, quand il est inspiré.

Et c'était le cas lorsqu'il a écrit et réalisé Sixième Sens.


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21 janvier 2009

Un plan peut faire la différence : Conversation(s) with other women

PRISE :  018
FILM :  Conversation(s) with other women
DATE :  21 janvier 2009
AUTEUR :  O'Brian

Le film sélectionné cette semaine parle d’amour, de ruptures et de retrouvailles pour le meilleur et pour le pire jusqu’à ce que la vie vous sépare, amen. Laissez-moi vous présenter :

Conversasion(s) avec une femme Affiche

Conversation(s) with other women (ou Conversation(s) avec une femme dans la langue approximative de Carla Bruni) est un drame intimiste datant de 2005, réalisé par Hans Canosa sur un scénario de Gabrielle Zevin et avec Helena Bonham Carter et Aaron Eckhart.


Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce film, voici un lien vers sa fiche IMDB : Conversation(s) with other women (IMDB)


A vrai dire, je suis embêté avec cet article… Embêté car ce film n’est pas très connu et la majorité des lecteurs de ce blog ne l’a certainement et malheureusement pas vu.

Si ça avait été un navet, je n’aurai eu aucun remord à vous le spoiler jusqu'à l'os mais là… nous sommes plutôt à l’autre extrémité de la chaîne alimentaire cinématographique.


Conversation(s) avec une femme est un film d’une justesse incroyable que (pour paraphraser Aznavour) les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître comprendre.


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14 janvier 2009

Un plan peut faire la différence :
Free Zone

 
PRISE : 017
FILM : Free Zone
DATE : 14 janvier 2009
AUTEUR : Zegatt

Le film sélectionné cette semaine est une rencontre entre trois mondes, une rencontre au-delà des conflits, une rencontre autour du territoire le plus controversé du XXème siècle.

Il s’agit de :


Free Zone Affiche
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Free Zone s’apparente à un road-movie. Filmé par Amos Gitaï, il est sorti en salle en 2005. Le scénario est signé Amos Gitaï et Marie-Jose Sanselme, avec Natalie Portman, Hanna Laslo et Hiam Abbass à l’affiche.


Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce film, voici la fiche IMDB : Free Zone (IMDB)


Avec Va, vis et deviens, Free Zone est sûrement le film israélien dont les médias ont le plus parlé au cours de ces dix dernières années. A n’en pas douter, la présence de Natalie Portman parmi le trio de protagonistes n’y est pas étrangère. C’est d’ailleurs le personnage de Rebecca, interprété par l’actrice américaine, qui ouvre et termine le long-métrage.


Au cours du dernier plan du film, conclusion d’une heure et demi d’errance moyen-orientale, Rebecca part dans une fuite effrénée, inconsciente, une course vers le lointain sans le moindre but.


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7 janvier 2009

Un plan peut faire la différence :
La Corde

 
PRISE : 016
FILM : La Corde
DATE : 07 Janvier 2009
AUTEUR : bpfeuty

Cette semaine, je vais vous parler d'un plan tiré d'un film qui devait absolument être traité dans ce blog :

La Corde - affiche
Cliquez pour agrandir

La Corde (ou Rope dans la langue de Shakespeare) est un thriller dramatique écrit par Arthur Laurents d'après la pièce de Patrick Hamilton et réalisé en 1948 par Alfred Hitchcock dirigeant pour l'occasion John Dall, Farley Granger et James Stewart dans les rôles principaux.


Tout le film se déroule à l'intérieur d'un appartement dans lequel deux amis d'enfance ont tué un homme juste pour savoir ce que ça fait d'ôter la vie à un être humain. Pour parfaire ce qu'ils considèrent comme leur œuvre, ils commirent le meurtre seulement quelques minutes avant une réception prévue de longue date à laquelle étaient conviés des proches de la victime. La Corde raconte les événements se déroulant lors de cette réception.


Pour ceux qui ne connaitraient pas ce film, voici un lien vers sa fiche IMDB : Cliquez ici pour vous rendre sous IMDBLa Corde (IMDB)


Pour les mêmes personnes, je dois préciser que ce film est réputé pour être l'un des rares à montrer un seul et même plan-séquence et ce pendant toute la durée du film, c'est-à-dire 1h20.


Nous nous devions donc d'en parler sur ce blog car s'il y a bien un plan qui fait la différence, c'est celui- ci : sans lui, pas de film !


Mais sa réputation exhausse la réalité car ce drame hitchcockien n'est pas composé d'un seul et même plan.


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3 décembre 2008

Un plan peut faire la différence :
Lost

 
PRISE : 015
FILM : Lost
DATE : 03 décembre 2008
AUTEUR : bpfeuty

Cette semaine, pour changer un peu, je vais vous parler non pas d'un film mais d'une série. Et l'une de celles qui fait le plus parler (on n'est pas fou, l'audience avant tout), j'ai nommé :


Lost - Titre

Lost (plus connue sous le titre Lost, les Disparus lors de sa diffusion sur TF1, seul moyen de la voir en France comme chacun sait) est une série fantastique (ou pas) créée en 2004 par Jeffrey Lieber, J.J. Abrams (oui oui, le co-scénariste d'Armageddon) et Damon Lindelof et avec une île pas si déserte, des ours polaires, des surnoms à gogo et même une statue de pied à quatre doigts !


Pour ceux qui ne la connaitraient pas, voici un lien vers sa fiche IMDB : Lost (IMDB)


Lost est une série singulière : elle est tout autant critiquée qu'adulée et très souvent par les mêmes personnes.

Nous la critiquons car elle a des défauts, c'est évident. Mais d'un autre côté, qui aime bien châtie bien (oui, je me devais d'utiliser une expression bateau dans un article parlant de naufragés). Si nous la critiquons, c'est que nous y sommes attachés. Et nous n'y serions pas si attachés si elle n'avait pas les qualités indéniables qui font sont succès.


Mais, selon moi, les principales qualités de ce show sont dans sa forme, dans son "emballage", et pas dans son scénario. Pourtant, c'est le scénario qui est, à mon avis, responsable à 90% du succès ou de l’échec d'une série.


Alors pourquoi un tel paradoxe ?


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26 novembre 2008

Un plan peut faire la différence : Ghostbusters

 
PRISE : 014
FILM : Ghostbusters
DATE : 26 novembre 2008
AUTEUR : O'Brian

Le film sélectionné cette semaine Cliquez pour lire l’articlea déjà eu l’honneur de passer faire un tour sur ce blog… mais vu qu’il est très bon, il mérite (au moins) un second passage. Je veux parler de :

Ghostbusters Affiche
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Ghostbusters (ou S.O.S. Fantômes dans la langue d’SOS CocusArthus de Saint-Astier) est une comédie fantastique datant de 1984, réalisé par Ivan Reitman sur un scénario de Dan Aykroyd et Harold Ramis (avec la participation de Rick Moranis) et avec notamment Bill Murray, Dan Aykroyd, Sigourney Weaver et Harold Ramis.


Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce film, voici un lien vers sa fiche IMDB : Ghostbusters (IMDB)


C’est la seconde fois que je parle de Ghostbusters à l’intérieur de ce blog alors… je vous propose d’entrer directement dans le vif du sujet.


Le plan dont je veux vous parler cette semaine est celui-ci :

Ghostbusters plan
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Il s’agit d’un plan « vicieux » et « problématique »...


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19 novembre 2008

Un plan peut faire la différence : Armageddon

 
PRISE : 013
FILM : Armageddon
DATE : 19 novembre 2008
AUTEUR : O'Brian

Le film sélectionné cette semaine parle de méchants astéroïdes menaçant les capitales les plus prestigieuse de notre planète d’une destruction massive certaine !

Damned, nous sommes perdus !!!!! HELP !!!

Mais non voyons, y’a les américains qui vont monter à l’arrache une équipe de loosers fortes têtes amateurs de bière pour sauver le monde.

Ouf, encore une fois, on a eu chaud…

Il s’agit évidemment de :

Armageddon Affiche

Armageddon est un nanar bien crétin, larmoyant et patriotique à souhait réalisé en 1998 par LE spécialiste du genre : le très fin, le très fort, le très constant dans la nullité (7 longs métrage, 7 nanars) : Michael Bay !!!!!! Sur un blabla de (accrochez-vous !) Robert Roy Pool, Jonathan Hensleigh, Tony Gilroy, Shane Salerno, Jonathan Hensleigh et J.J. Abrams (oui oui, le créateur de LOST) et avec notamment Bruce Willis, Ben Affleck et Liv Tyler.


Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce film, voici un lien vers sa fiche IMDB : Armageddon (IMDB)


Pour moi, Armageddon est une purge, une vraie, une qui chlingue la débilité et vient quand même percuter le box office mondial.


Pourquoi ?


VOUS LE SAUREZ EN LISANT L'ARTICLE COMPLET SUR :

 
 

24 septembre 2008

Un plan peut faire la différence :
Le blog !

Bonjour à tous !


Le mois dernier une nouvelle rubrique a vu le jour sur la MillsOsphère : Un plan peut faire la différence

Pour rappel, l’objectif était d’extraire un plan particulier d’un film et d’expliquer pourquoi il permettait d’élever (ou rabaisser) le niveau de l’ensemble. Évidemment, cette critique, bien qu’argumentée, reste subjective et relié au ressenti de son auteur…


Si tout va bien, un nouvel article sera mis en ligne chaque mercredi, jour des sorties ciné (oh, c’est aujourd’hui ! Quelle coïncidence !).


Bref.


4 articles tests plus tard, un blog dédié à ce concept a été créé !


Je vous propose de le découvrir en cliquant sur son logo :


Si les études cinématographiques vous en touchent une sans bouger l’autre, ne partez pas tout de suite !

Le design en lui-même mérite un petit coup d’œil.

Proposé, désigné, codé et « prisedetêté » par Cooljack, ce blog s’avère différent de la majorité de ses confrères. Il ressemble même un peu plus à un site qu’un blog… (Il ne tournera cependant pas sur tous les ordinateurs….)

Personnellement, j’aime beaucoup.

Et vous ?


Allez, j’espère quand même que le fond sera aussi attrayant que la forme :-)


Je profite de ce message pour préciser que ce blog est ouvert à tous. Si vous avez une idée d’article, n’hésitez pas à me la proposer !


A+

O’Brian

26 août 2008

Un plan peut faire la différence 004 :
Indy IV

 
PRISE : 004
FILM : Indy IV
DATE : 26 août 2008
AUTEUR : bpfeuty

Un nouveau contributeur débarque dans cette rubrique et s’essaye à l’exercice : bpfeuty

Cette semaine, c'est à mon tour de vous proposer un plan qui change tout. Et il est extrait d'un film qui fut très attendu et qui a beaucoup déçu. J'ai nommé :

Indy IV - affiche
Cliquez pour agrandir

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal (quel joli nom) est un film d'aventures, d'images de synthèse et de marmottes datant de 2008, réalisé par Steven Spielberg sur une gribouille de David Koepp et avec Harrison Ford (la plus grosse tête sur l'affiche).

Pour ceux qui auraient la chance de ne pas connaître ce film mais qui voudrait quand même en savoir plus, voici un lien vers sa fiche IMDB : Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal (IMDB)

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal, au cas où vous l'ignoriez, est le quatrième opus d'une saga d'aventure cultissime. Alors certes, nous ne saurons jamais exactement ce qui fait qu'un film deviendra culte ou non (même pas la qualité : tous les bons films ne sont pas cultes et tous les films cultes ne sont pas bons) mais le fait est qu'un film devient culte notamment grâce à des détails (dialogue, scène, ou plan), des éléments marquants.

Lorsqu'un film culte a droit à une – ou plusieurs – suite (une vraie, pas un bidon de lessive fait pour laver notre petit cerveau qui a désespérément besoin de Coca-Cola ® pour vivre), ces éléments marquant deviennent des codes pour la saga, codes qui doivent apparaître dans chacun des films de la saga, bien entendu.

Dans le cas d'Indiana Jones, il y a de nombreux éléments qui reviennent dans chacun des films. Mais dans le cadre de cette étude (très sérieuse), je vais m'intéresser au début de chacun d'eux.

On commence logiquement par le premier, Les Aventuriers de l'Arche Perdue.

Le film s'ouvre traditionnellement sur la présentation du logo du studio produisant le film, en l'occurrence Paramount, puis un simple mais efficace fondu enchainé fait apparaître une montagne de la même forme que la montagne Paramount. Mais il s'avérera très vite que cette nouvelle montagne fait en fait partie du décor de la scène d'ouverture du film. Ensuite, le héros apparaît devant la montagne. Il est parfaitement reconnaissable, même de dos :

Indy I - début
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Trois ans plus tard, la suite, Indiana Jones et le Temple Maudit, arrive et le même procédé est utilisé pour ouvrir le film, sauf que la montagne est remplacée par une sculpture de montagne sur un gong. Et c'est ce gong qui fait partie du décor de la scène d'ouverture du film. Et ensuite, notre héros apparaît :

Indy II - début
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Si si, c'est bien lui, sans chapeau, et on peut voir le fameux gong en haut à gauche de l'image.

Puis il faut attendre cinq ans pour voir Indiana Jones et la Dernière Croisade. Evidemment, le film s'ouvre sur le même procédé que les précédents, mais cette fois-ci, Indy a rajeunit (le Botox ® peut faire des merveilles) :

Indy III - début
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Ainsi, comme vous pouvez le constater, chacun des trois films s'ouvre de la même manière : logo, fondu enchainé puis apparition du héros.

Puis les années passent et hop, on se retrouve dix-neuf ans plus tard confortablement assis dans un fauteuil devant un grand écran, entouré de centaines de personnes toutes excitées de retrouver si longtemps après leur héros préféré. Les lumières s'éteignent puis le logo apparaît :

Indy IV - LucasFilm
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Tient, ce n'est pas le même… Petite appréhension parce que ce logo précède déjà quelques films qui ont gâché le plaisir de retrouver un univers culte.

Mais très vite le spectateur se rassure car oui, le code a été respecté :

Indy IV - Paramount
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Puis, en toute logique, suit l'apparition du héros :

Indy IV - marmotte interloquée
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Après le Botox ®, les implants capillaires.

Le voilà le plan qui change tout. A ce moment-là rien n’est encore sûr, mais fondamentalement, quelque chose ne va pas : les années d'attente précédant la vision de ce plan ne seront peut-être pas récompensées à leur juste valeur…

Mais revenons à nos moutons (enfin… vous m'avez compris).

Ça serait donc lui, désormais, le héros, cette petite marmotte même pas réelle ? Réfléchissons un instant… Un héros est entre autre le personnage auquel le spectateur s'identifie ; or, en voyant l'image ci-dessus, le spectateur est quelque peu interloqué, tout comme ladite marmotte d’ailleurs. Supposons donc que cette marmotte est le héros de ce quatrième opus et continuons la vision du film.

Nous retrouvons très vite notre héros, accompagné de ses proches, et abasourdi de voir passer Indy à toute vitesse sur une fusée sur rails en plein milieu du désert :

Indy IV - marmottes abasourdies
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Devinez dans quel état est le spectateur à ce moment là ?

Puis il réapparaît. Il voit Indy, notre cher bon vieux Indiana Jones, et il a peur :

Indy IV - marmotte appeurée
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Et à ce moment-là, le spectateur a lui aussi très peur en voyant son héros préféré ; il a peur de passer deux très mauvaises heures.

Et malheureusement, cette peur ce confirme…

Non, plus sérieusement, bien sûr que le héros du film est Indiana Jones et voici le premier plan dans lequel on peut le reconnaître :

Indy IV - ombre
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Et ce plan en dit très long sur ce qu'il est devenu, il n'y a qu'à lire de gauche à droite : certes Indiana Jones est une star, il est connu dans le monde entier, même par ceux qui n'ont jamais vu un seul de ses films, mais maintenant, il n'est plus que l'ombre de lui-même* et à la botte du gouvernement américain, à qui il fait un salut amical.

Ce type qui ne vivait que pour l'archéologie et l'Histoire avec un grand H en essayant de ne pas en faire partie, se retrouve désormais dans l'Histoire et n'est plus capable de prendre du recul. Et ce n'est pas d'avoir évité de justesse l'explosion d'une Bombe H qui va l'aider à retrouver ses priorités d'antan…

Indy IV - bombe
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En tous cas, j’estime que George Lucas, David Koepp et Steven Spielberg ont réussi l'impossible : tuer un mythe.

Impossible ? Non pas vraiment.

En fait, c'est même tout le contraire. Ils ont tué ce mythe d'une manière très simple :

Le premier n'a pas voulu se prendre la tête à chercher un bon scénario (parce que sa patience atteignait ses limites et il commençait à manquer d'excuses pour sortir des produits dérivés).

Le second n'a pas voulu se prendre la tête à écrire un scénario trop compliqué et préféré rendre une copie où les aventures ne font que se suivre sans autre incidence majeure.

Le dernier n'a pas voulu se prendre la tête à attendre qu'un scénario valable soit pondu car tout ce qui l'intéresse désormais, c'est filmer (heureusement, il filme bien, tout n'est pas perdu).

Tuer un mythe n'est pas impossible. C'est au contraire très simple. Il suffit d'être paresseux.

* Les connaisseurs sauront qu'ici, je suis totalement de mauvaise foi.
POUR LIRE D'AUTRES ANALYSES DE FILMS :

 
 

19 août 2008

Un plan peut faire la différence 003 : Vendredi 13

Cette semaine je vous propose un plan extrait du premier slasher d’une série prolifique dont l'icône est un type pas commode équipé d'un masque de hockey zigouillant tout ce qui drague aux environs de son lac, j’ai nommé :

Vendredi 13 Affiche
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Vendredi 13 est un slasher (ou film d’horreur dans lequel le meurtrier tue principalement à l’arme blanche ses adolescentes victimes aux hormones en feu) datant de 1980, réalisé par Sean S. Cunningham sur un scénario de Victor Miller et avec Adrienne King mais aussi le jeune Kevin Bacon.


Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce film, voici un lien vers sa fiche IMDB : Vendredi 13 (IMDB)


Le premier Vendredi 13 est un film très moyen (pour être très gentil) mais qui rencontra un certain succès à sa sortie et surtout entraîna une saga bien Z mais parfois jouissive grâce à l’iconique Jason Voorhees, le croquemitaine de Crystal Lake.


Mais pourquoi diable un petit film d’horreur sans talent ni dollars et tourné avec d’illustres inconnus a créé un tel buzz ??


Je ne prétends pas détenir la vérité mais j’y vois plusieurs éléments de réponses :

Tout d’abord, un titre fort accrocheur qui se devait d’être déposé et posé sur un morceau de pellicule.

Ensuite, un twist assez savoureux (regardez le film pour en savoir plus ou regardez Scream de Wes Craven qui vous le grille dès les premières minutes).

Mais surtout, surtout (et là c’est moi qui vous grille totalement le film alors si vous comptez le voir un jour, levez-vous maintenant ou taisez-vous à jamais…), un jump shot final particulièrement réussit !


Un peu de vulgarisation ne faisant pas de mal, je me dois de commencer par expliquer ce qu’est un « jump shot ».

C’est une expression composée de deux mots anglais signifiants dans l’ordre « saut » et (en gros) « plan ».

Pour faire simple, il s’agit d’un plan (souvent de coupe mais pas obligatoirement) qui vous fera sursauter à coup sûr.

C’est super facile à réaliser, ça marche sur beaucoup de monde (mais pas sur tout le monde et généralement pas sur moi), ça ne coûte pas cher et beaucoup de mauvais spectateurs pensent que c’est ÇA, la peur au cinéma.

Que nenni !

Il s’agit juste un artifice facile et galvaudé se mariant bien avec le mot « cliché » et à utiliser en connaissance de cause, donc avec parcimonie.

Il ne faut pas bannir la communauté si importante des jump shots mais essayer de contenir sa prolifération pour le bien de l’environnement cinématographique car trop de jump shots tue le jump shot.


Petit exemple avec beaucoup d’indices vous permettant de repérer l’arrivée d’un jump shot :

Une jeune fille seule avec un décolleté généreux marche dans un couloir sombre en tenant un couteau à la main.

Il y a un tueur sanguinaire dans les parages et il a déjà découpé façon saucisse de Montbéliard 3765243 de ses meilleurs amis.

Elle approche d’une porte. Le volume de la musique du film chute dangereusement et devient quasiment inexistant si ce n’est une faible note qui dure et dure encore au loin.

La jeune fille panique lorsqu’elle avance sa main en direction de la poignée de la porte quand TOUT A COUP !!!

La musique vous exploses les tympans à coup de cordes tonitruantes et autres cymbales torrentueuses pour souligner le fait que, dans le dos de la jeune fille (je vous rappelle que votre regard était tourné devant elle, sur la porte) une main se pose sur son épaule !!

La jeune fille sursaute et pousse un cri bien aigu en gesticulant.

Les popcorns volent dans la salle, les midinettes ont mouillé leur culotte.

Lorsque la jeune fille retrouve ses esprits, elle se retourne pour découvrir…

… que c’était ce con de Billy, son 3765244eme meilleur ami !

Sacré Billy


Retour à Vendredi 13 et son jump shot final réussi (celui-là) :

Plan large, bucolique à souhait et de jour du sympathique Cristal Lake après une nuit sanguinaire.

Est-ce un nouveau film ? La photographie est travaillée, le traitement musical totalement différent, la composition du plan est réussi, c’est même « beau ».

Vendredi 13 1
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Le plan suivant, celui que je désire mettre en avant dans cet article, est beaucoup plus proche et présente la survivante à moitié shootée sur son canoë, la main dans l’eau et le regard fuyant.

L’actrice joue comme ses pieds mais l’intérêt est ailleurs (heureusement).

Vendredi 13 2
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L’ensemble est posé et bercé par une musique toujours très calme quand TOUT A COUP !!!

Vendredi 13 3
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L’incroyable Jason nous montre son vrai visage horrifique (et très réussi) en bondissant hors de l’eau pour attraper l’imprudente et l’entraîner discuter avec les algues (et les autres cadavres) du fond du lac pour le restant de ses jours.

Evidemment, la musique change du tout au tout et aide au coté jump du shot.


S’en suit un gros plan de l’attardé mental…

Vendredi 13 4
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… pour rentabiliser le coût du maquillage.


A mon humble avis, ce film mineur doit une bonne partie (la majorité ?) de son succès à ce plan final fonctionnant au poil.

Sursaut garanti pour une bonne partie des spectateurs et sortie de la salle avec le sourire favorable au bouche-a-oreille.

« Tu vas voir, à la fin, tu vas super flipper ta race ! Trop bien le film ! :-) ;-) :-D ;-D »

12 août 2008

Un plan peut faire la différence 002 : Batman Returns

Cette semaine je vous propose un plan extrait d’un film qui resta longtemps le meilleur Batman filmé (jusqu’à l’arrivée du fabuleux The Dark Knight !), j’ai nommé :

Batman returns Affiche
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Batman Returns (ou encore Batman, le défi dans la langue de Dany Boon) est un film de superhéros datant de 1992, réalisé par Tim Burton sur un scénario de Daniel Waters & Sam Hamm et avec Michael Keaton dans le rôle titre.


Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce film, voici un lien vers sa fiche IMDB : BATMAN RETURNS (IMDB)


Cette oeuvre très Burtonesque comporte de nombreux plans intéressants mais, cette semaine, j’ai décidé de vous parler de son début, enfin… plus exactement de la première apparition de Bruce Wayne, alias Batman.

Difficile en effet de parler de « début » puisque le plan dont je vous parle est visible à la 12 minute du film. Ne cherchez pas, Batman n’apparaît pas avant. L’amour de Burton pour les monstres a encore parlé (même si son Batman aussi en est un mais c’est un autre débat)


Mais en quoi ce début élève le film à niveau supérieur ?

A tous les coups, il apparaît debout, en contre-plongée, les bras croisés ou défiant les méchants de son doigt vengeur et justicier avant de les envoyer croupir à Arkham pour le restant de l’épisode !

Et bien…

NON !

Pas du tout, mais alors, carrément pas du tout.


Burton présente son héros de cette façon :

Une pièce luxueuse mais plongée dans l’obscurité.

Batman returns 1
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Y a-t-il seulement quelqu’un ?…


Puis LE plan dont je veux vous parler :

Batman returns 2
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Bruce Wayne est filmé en plongé, entre ombre et lumière, écrasé, dans ses pensées, en pleine réflexion… En un mot comme en mille : il se fait CHIER !!


Le personnage est complexe, torturé et en un seul plan, tout le background psychologique passe.

Cet homme combat le crime mais n’existe pas sans lui.

Quand tout va bien, Bruce Wayne va mal. Il est riche mais se sent inutile.

Au fond de lui, tout ce qu’il désire, sans oser se l’avouer, c’est qu’un nouveau super-vilain vienne foutre le souk à Gotham City.

A quoi serviraient tous ses gadgets contre des criminels de seconde zone ou des voleurs de poules ?

A rien.

Qu’on se le dise, Batman ne combat pas le petit banditisme mais le grand, le très grand même, le surréel, le démesuré !

Les véritables héros se révèlent lorsqu’ils ont des combattants à leur niveau.


Une autre petite chose : Batman ne veut pas roder dans la nuit à la recherche d’une proie ayant volé le sac de mamy.

Non. Batman veut être désiré, veut être utile, veut être appelé à la rescousse, veut être l’ultime recours quand la police ne suffit plus.

Et comment cela est-il possible ?

Avec le Batsignal évidemment !

Batman returns 3
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Bruce a désormais droit à sa contre-plongée, le regard bleu et droit, en pleine lumière avec derrière lui l’ombre du symbole de son alter ego : Batman.


L’aventure peut alors commencer…

7 août 2008

Un plan peut faire la différence 001 : Predator

Le film sélectionné cette semaine présente la confrontation entre deux bêtes de guerre. L’une est humaine… l’autre pas. Il s’agit de :

Predator Affiche
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Predator est un film datant de 1987, réalisé par John McTiernan sur un scénario de Jim & John Thomas et avec Arnold Schwarzenegger.


Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce film, voici un lien vers sa fiche IMDB : PREDATOR (IMDB)


Predator peut allégrement monter sur le podium des meilleurs films de monstre(s) des années 80, voire même des meilleurs films de monstre(s) tout court.


Cet excellent film propose tout un tas de bons plans mais, pour moi, il y en a un carrément au-dessus des autres.

Il est facile à trouver vu que c’est quasiment LE plan final, introduit de cette façon :

Anna, la fille sauvée par le Major Alan "Dutch" Schaefer revient le chercher à bord d’un hélicoptère de l’armée accompagné par le boss de Dutch. Mais regardez son visage :

Predator 1
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Pas la peine de chercher, vous n’y trouverez pas de sourire. Ce qu’ils viennent de vivre fut hautement traumatisant (comme dans beaucoup de films similaires) et il n’y a pas de quoi sabrer le champagne.


Vous allez me dire « oui, mais ce n’est qu’une faible femme, rien à voir avec un bestiau comme Schwarzy ! ». Effectivement…

Sauf que voilà à quoi ressemble la bête de guerre sortie « « victorieuse » » de ce combat titanesque :

Predator 2
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C’est un Schwarzy cassé, psychologiquement touché, les yeux dans le vague et muet qui est présenté. Ce type vient de perdre ses amis et compagnons d’armes en plus de découvrir l’existence d’extra-terrestres. Ses conceptions du monde et de la guerre en sont totalement perturbées et, pour moi, jamais il ne s’en remettra. (Je pense même qu’il va devenir fou… mais j'extrapole un peu :-))

Predator 3
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Imaginez le même final filmé par un crétin comme Michael Bay et produit par un type hautement cocaïné style Jerry Bruckheimer :

On y verrait Schwarzy posant héroïquement sur le champ de bataille en s’allumant son cigare du début, heureusement sain et sauf, tout en emballant la gonzesse avec une bonne main au cul et balançant une joke line style :

« T’aurais mieux fait de rester chez toi, pourriture (d’une autre planète ? d’un autre monde ? d’un autre pays ? d’une autre culture ? communiste ? terroriste ? etc. Faites votre choix…) » !

Tout le film, pourtant si bon, se serait effondré sur l’autel de la débilité patriotique en se foutant totalement de la cohérence psychologique des personnages…


Ça semble risible dit comme ça mais c’est exactement ce que la majeure partie des productions actuelles vous servent !


Heureusement, Predator est passé entre les mailles du filet…